Moins de 40 jours après son élection à la magistrature suprême, le président de la république Abdelmadjid Tebboune, a réussi à gagner de plus en plus de point en matière de consensus autour de son projet politique, bien exprimé dans ses 54 engagements contenus dans son programme électoral adopté par le peuple le 12 décembre dernier, lors de la tenue du scrutin transparent, selon même les ennemis de la nation, ayant permis à l’Algérie de sortir du tunnel de l’incertitude et de l’instabilité politique qui menaçaient sérieusement la pérennité de l’Etat algérien.

L’intronisation d’Abdelmadjid Tebboune à la magistrature suprême annonçait en grande pompe la sortie de l’Algérie du chaos programmé par des officines étrangères hostiles au pays et au peuple algérien, soutenues par une minorité obsédée par des ambitions politiciennes, inféodée à l’ancien colon, et qui travaille d’arrache-pied pour la répartition de l’Etat algérien, édifié par le sang de nos glorieux martyrs, et les valeureux fils de l’Algérie.

Le nouveau locataire du Palais d’El Mouradia, n’a pas tardé à mettre son projet en chantier, d’abord par la nomination d’un nouveau gouvernement, composé essentiellement de compétences nationales, dont la mission consiste à écouter les doléances de la population, et aller vers la concrétisation de projets rentables économiquement, générateurs d’emplois , permettant de booster les investissements et d’alléger les souffrances quotidiennes du citoyen. La décision de supprimer l’IRG pour les couches salariales touchant moins de 30000 DA, permet déjà à une large frange sociale de maintenir un pouvoir d’achat consolidant la dignité des algériens, comme préconisé par l’élu du peuple Abdelmadjid Tebboune.

Un comité d’experts pour amender la Constitution

La désignation d’Ahmed Laraba le professeur universitaire et membre de la Commission du droit international à l’Organisation des Nations Unies NU pour diriger un comité d’experts appelé  à formuler des propositions pour une révision constitutionnelle, les principaux axes de propositions et recommandations autour desquels le Comité doit mener sa réflexion, en soulignant que les conclusions des travaux, traduites dans un rapport et un projet de loi constitutionnelle, devront  parvenir au président de la république dans un délai de deux mois.

Conformément à ses engagements, Abdelmadjid Tebboune a indiqué avoir invité le Comité des experts à mener sa réflexion et à lui faire des propositions et recommandations autour de 7 axes relatifs à la révision constitutionnelle, dont le « renforcement des droits et libertés des citoyens », « la moralisation de la vie publique et la lutte contre la corruption », ainsi que « la consolidation de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs » et « le renforcement du pouvoir de contrôle du Parlement ».

Il s’agit aussi de « la consolidation de l’indépendance du pouvoir judiciaire », « la consolidation de l’égalité des citoyens devant la loi » et « la consécration constitutionnelle des mécanismes d’organisation des élections ».

Le comité aura à analyser et évaluer, « sous tous ses aspects », l’organisation et le fonctionnement des institutions de l’Etat et à présenter au président de la République des propositions et recommandations ayant pour objet de « conforter l’ordre démocratique fondé sur le pluralisme politique et l’alternance au pouvoir ».

Les propositions et recommandations du comité devraient également permettre de « prémunir l’Algérie contre toute forme d’autocratie » et d’assurer « une réelle séparation et un meilleur équilibre des pouvoirs en introduisant davantage de cohérence dans le fonctionnement du pouvoir exécutif et en réhabilitant le Parlement, notamment dans sa fonction de contrôle de l’action du gouvernement ».

Le Comité aura également à proposer toute mesure de nature à « améliorer les garanties de l’indépendance des magistrats », à « renforcer les droits des citoyens et en garantir l’exercice », « conforter la moralisation de la vie publique » et  « réhabiliter les institutions de contrôle et de consultation ».

Objectif, édification d’une nouvelle république

Le président Tebboune avait réitéré, lors de sa prestation de serment le 19 décembre dernier, ses engagements contractés durant la campagne électorale, en mettant l’accent sur un amendement de la Constitution dont les principaux contours porteront sur la limitation du renouvellement du mandat présidentiel à une seule fois, la réduction des prérogatives du Président pour « prévenir les dérives autocratiques », la séparation et l’équilibre des pouvoirs et la consécration de la protection des droits de l’Homme, des libertés individuelles et collectives.

Le président Tebboune avait affirmé, lors de son dernier Conseil des Ministres, que l’édification de l’Algérie à laquelle aspirent les citoyens implique la « reconsidération » du système de gouvernance à travers un « profond amendement » de la Constitution, de même que certains textes de loi importants, à l’instar de la loi électorale.

A ce propos, le chef de l’Etat avait mis en avant l’importance de la moralisation de la vie politique à travers la consécration de la séparation de l’argent et de la politique, outre la lutte contre la mauvaise gestion, soulignant la nécessité d’édifier un Etat de droit garantissant l’indépendance de la justice et la promotion de la démocratie participative et favorisant l’épanouissement social et politique.

Large consultation pour un consensus national

La nomination d’un comité d’experts pour la formulation de propositions destinées à amender la constitution, après la consultation populaire, coupera l’herbe sous les pieds des  prédateurs de la politico-politicienne, qui se sont autoproclamés tuteurs du peuple algérien, et qui qui se sont « identifiés » dans le virtuel imposé par les comptes des réseaux sociaux des officines, comme porte-paroles du Hirak. La réception tour à tour d’Ahmed Benbitour, Abdelaziz Rahabi, Mouloud Hamrouche, Ahmed Taleb El Ibrahimi, Djillali Sofiane , en attendant d’autres rencontres avec des personnalités politiques ;est un signe fort adressé par Abdelmadjid Tebboune à ceux qui continuent de nager dans les eaux troubles de la diversion et de la division des algériens. Abdelaziz Rahabi indiquait  en ce sens « J’ai ressenti chez le président l’intention et la volonté. J’espère qu’elles trouveront une concrétisation sur le terrain, pour le bien du pays et du peuple », un aveu qui passe de tout commentaire.

Ces rencontres de consultations politiques entamées par le Chef de l’Etat, s’inscrivent dans les perspectives d’une action sérieuse pour la mobilisation des compétences nationales et des bonnes volontés en vue d’asseoir les bases de la nouvelle République

Guerre au discours de la haine et de la division des algériens

Pour mieux réussir son entreprise de mettre les jalons de la nouvelle république, tant espérée par les algérien, le président de la république Abdelmadjid Tebboune  a ordonné, lundi dernier, l’élaboration d’une loi criminalisant «toute forme de racisme, de régionalisme et de discours de la haine dans le pays». Une annonce qui vient à point nommé pour mettre un terme au discours de la haine qui circule massivement sur les réseaux sociaux, à l’instrumentalisation des valeurs de la société algérienne, comme l’identité, et les clivages servant en premier lieu les minorités soucieuses de préserver ses intérêts en Algérie, durant les quatre dernières décennies.

«Cette mesure intervient après avoir constaté une recrudescence du discours de la haine et de l’incitation à la fitna (discorde), notamment à travers les réseaux sociaux [et vise] à faire face à ceux qui exploitent la liberté et le caractère pacifique du Hirak (mouvement populaire) pour brandir des slogans portant atteinte à la cohésion nationale», lit-on dans ce communiqué de la présidence de la République.

 

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